Français
 
Vign_confection_paniers_a_l_ancienne

 

 PATRIMOINE IMMATERIEL CULTUREL :

- Ou SOUSPELENC

 -L’art culinaire

 - Le savoir-faire traditionnel

- Le folklore ….

 
Fête agricole 9 septembre 2012
Vign_DSC_0048
CERCLE d' ÉTUDES du PATRIMOINE et
de l’HISTOIRE
cgPage d'accueilPlan du siteAjouter aux FavorisImprimerEnvoyer à un amicd
 
Vign_trompe_l_oeil

         Les SOBRIQUETS
Les NOUMENAILLAS par Pierre DOMEREGO

Daco daou passà nous sen parléa fouarsi pus “

Au temps où notre village avait comme secrétaire de mairie LAOURENCIN ou “Russou” fleurissaient les sobriquets qui servaient à distinguer les diverses branches des familles homonymes du village.
Les patronymes trop nombreux et peu variés n’étaient pas d’un grand secours. La coutume qui persiste encore de nos jours d’utiliser des surnoms et des diminutifs pour mieux situer les personnes du village persistera encore bien longtemps.
À cette époque on ne confondait pas les DOMEREGO “ Cobi “ ,des DOMEREGO “Réloi “, des DOMEREGO “ Bellacoua”, des DOMEREGO “Djudjés “.
- Les DANIEL : les uns étaient des “ Brodou “, les autres des “ Galetta “, des “ Sencoun “,ou des “ Gallou “.
- Les ORENGO se séparaient entre les “ Mensin “, les “ Dévinellou “, les “ Sébon “, les “ Broca “et les “ Tataquou “. Les ORENGO “ Bérétta ont pris la “ noménaïlla “ de l’épouse, comme les “ Mensin “.En 1764 Julie MENZIN épouse de Donat ORENGO reçoit en dot la chapelle St Antoine.
- Chez les ALBIN on rencontrait les “ Campana “, les “ Gélibré “,les “ Camatoun “ et les “ Camatoun ou ric “.
- Les RAIBAUT étaient des “ Marpéa “, des “ Pélluc “, des “ Populo “, ou des “ Sarvagé “ qui avaient pris le nom de l’épouse “ ALBERTI en 1728.
- Chez les CAIRASCHI on faisait la différence entre entre les “ Vergé “ et les “ Panon “.
- Nous pensons que l’attribution des sobriquets suivait les même règles que la formation des noms propres. Une particularité physique, l’attachement à un quartier, pouvaient être leur origine.
Mais le plus souvent c’était l’humour de la place publique qui inspirait les surnoms tels que “Testa grossa “, “Bravé “, “ Café “, “ Pas un “, “ Couasta longua “, “Lalassa “, “ Moutoun “...
- Apte à percevoir un travers et quelquefois une qualité, l’esprit populaire jetait son surnom qui se répétait de génération en génération parfois au grand déplaisir de ceux qui en étaient chargés.
Au cours des conversations journalières sur la place, au lavoir, au café, aujourd’hui encore les sobriquets sonnent mieux que les noms de famille qui ne dépeignent pas aussi bien les personnages.
Mais ce n’est pas toujours vrai et on peut se demander pourquoi ?
- Les CONTES sont des “ Russou “(Cheveux roux ?)
- Les RONDEL des “ Aléman “
- Les ALLAVENA des “ Africain “ (Boulanger en Afrique ?)
- Les GALLIS des “ Batailloun “
- Les BONFANTE des “ Révolution “
- Les ROYAL des “ Bendaillé “ (Porte drapeau , étendard ?)
- Les SICART des “ Régin “
- Les MENEI des “ Cagueuéigna “
- Les BLANCARDI des ”Réi” (Blancardi épouse une Réi ?)

Chaque famille avait sa “nouménaïlla” LAURENCIN ou “Russou”en a répertorié 490 environ dans le village. Combien en reste-t-il aujourd’hui ? Si certains sont très anciens comme en témoigne cette photocopie du livret militaire, d’autres ont disparu, de nouveaux sont apparus, trace indélébile pour situer les personnages, tels que “Blec”, “Saugnio”
“Sausso”, “ Tchoucoun”, etc....
Peut être un certain nombre d’entre vous estimeront qu’il est bien inutile aujourd’hui de s’intéresser aux sobriquets qui couraient dans les rues du village de SOSPEL. Nous pensons qu’il n’est pas inconvenant de les évoquer et de goûter leur pittoresque avant qu’ils ne disparaissent pour toujours.


Dévinellou de Longaval© 2014